« Voulons-nous permettre aux consommateurs d’identifier les
établissements qui cuisinent réellement ? »

Franck Chaumès (Umih), le président de l’Umih Restauration, défend l’affichage du fait maison pour protéger les restaurateurs indépendants et leur savoir-faire.
La proposition de loi sur la restauration hors domicile suscite un débat qui dépasse largement la question d’une simple mention sur une carte. Elle pose une question essentielle : quel modèle de restauration voulons-nous défendre ?
Personne ne conteste les difficultés que traverse notre secteur : hausse des coûts, difficultés de recrutement, érosion des marges. C’est au nom de cette réalité que le Groupement des hôtelleries et restaurations de France (GHR), présidé par Catherine Quérard, estime que rendre visible le fait maison constituerait une contrainte supplémentaire.
Je ne partage pas cette analyse. Pour l’Umih, le fait maison n’est pas une contrainte de plus, mais une opportunité de créer de la valeur. En garantissant davantage de transparence dans l’assiette, il permet aux restaurateurs indépendants de mieux valoriser ce qui les distingue, au moment où cette différenciation est devenue plus essentielle que jamais.
Oui, nous devons simplifier la vie des entreprises chaque fois que cela est possible. Mais faire du fait maison le symbole d’une inflation réglementaire me paraît être une erreur.
